- Je suis désolée de t'avoir si vite remplacée, Papa. Mais je n'aurais pas pu assumer le loyer de la maison toute seule, tu comprends? Je suis désolée...Désolée pour tout.
Comme des excuses qui planent dans l'air. Comme un sentiments de culpabilité qui ne peu être effacé.
- Pardonnes-moi de t'avoir laissé tombé, à un moment où tu avais besoin de moi. Je sais que nous avons tous le droit à l'erreur. Je sais que tu n'as jamais voulu que tout ça arrive. Pardonnes-moi, Papa, d'avoir souhaité ta mort comme je l'aie souhaitée. Je voulais que tu meurs mais maintenant que la fin est si proche, je voudrais ne jamais avoir fait un tel souhait. Alors pardonnes-moi, et ne meurs pas.
Comme un sentiment de culpabilité que rien ne peut effacer. C'est comme une larme qu'aucune joie ne pourrait sécher. Elle a souhaité sa mort, oui, elle lui en voulait mais maintenant, c'est elle la plus coupable des deux.
- Je n'ai pas souvent pleuré pour toi, tu sais. Non, je n'ai pas souvent pleuré pour toi? a quoi servent les pleurs dans des moments pareils, à part à nous rappeler que nous ne sommes que de petits êtres égoïstes et menteurs?
Oui, nous mentons. Nous mentons sur tout. Nous nous cachons derrière nos mensonges pour nous sentir bien. Nos vies ne sont plus que des mensonges.
N'essaies pas de me connaître...Car je ne me connais pas moi-même.





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